Ostéopathie : quand faut-il consulter ?

 

Un nerf coincé, un os déplacé, une articulation enflammée, sont d’excellentes raisons de consulter un ostéopathe. On vous explique en quoi consistent ses manipulations.

La maladie et la douleur, pour l’ostéopathe, sont dues à une restriction de la mobilité des tissus. Comme « la structure gouverne la fonction », une perte de mobilité a des répercussions sur le bon fonctionnement de l’organe. « En ostéopathie, on ne parle pas de choses déplacées, mais plutôt bloquées, explique Catherine Rod de Verchère, ostéopathe. Ces blocages peuvent être dus à une entorse, un choc plus ou moins récent (un coup du lapin, par exemple), une mauvaise posture au quotidien, la sédentarité ou au contraire un exercice physique intense, mais peuvent aussi remonter à beaucoup plus loin, comme les circonstances de sa naissance. » Les manipulations de l’ostéopathe ont donc pour objectif de rétablir la mobilité et la qualité de tous les types de tissus (os, articulations, muscles, viscères…) afin de retrouver un fonctionnement optimal.

Si, pour le patient, tous les gestes de l’ostéopathe tendent à se ressembler, ils sont pourtant spécifiques et constituent un vaste répertoire d’action : massages, manœuvre de décollement, pompage des réservoirs veineux, étirements… Tous ces gestes ayant un seul objectif : redonner de la mobilité au tissu avec un unique outil, les mains.

Pourquoi aller voir un ostéopathe ?

En France, la réglementation stipule que l’ostéopathie est destinée uniquement aux « troubles fonctionnels du corps humain, à l’exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques ». En pratique, on peut consulter un ostéopathe en cas de lumbago, sciatique, torticolis, entorse, migraines, troubles du sommeil, stress, constipation, diarrhées chroniques, ballonnements, brûlures d’estomac, nausées, séquelles de traumatismes, hypofertilité, règles douloureuses, otites, bronchites à répétition…

Un diagnostic spécifique

Il est une étape primordiale en ostéopathie, souligne Catherine Rod de Verchère : « Nous prenons en compte trois « histoires » pour déceler ce qui est bloqué : le diagnostic médical, étayé par divers examens (radiographie, notamment) ; ce que nous dit le patient de sa douleur ; et ce que nous ressentons à l’examen, via nos doigts. » L’ostéopathe ne s’intéresse pas uniquement à la région douloureuse mais à la globalité du corps. « L’idée est de repérer les sommes pathologiques, c’est-à-dire la somme des choses qui font que le patient a mal. Le corps est intelligent : il n’aime pas la douleur. Aussi pour l’éviter, il va mettre en place différents systèmes de compensation. » Une vieille entorse au genou peut finir par un mal de dos, car pour éviter la douleur et réduire au minimum la claudication, le corps aura mis en place tout un système de compensations. L’objectif de l’ostéopathe sera donc de remonter cette chaîne.

 

Article Source : http://www.topsante.com/medecine/medecines-douces/therapies-manuelles

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